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Un Brevet a été déposé et la commercialisation est en cours.

 


LU DANS LA PRESSE 

Le Journal de Saône-et-Loire
15.01.2002
620 ARBRES CONDAMNÉS ENTRE MERCUREY ET CHAGNY

La tronçonneuse au secours des automobilistes imprudents.
La suppression des 620 érables jugés dangereux car trop près de la chaussée de la RD981 entre Mercurey et Chagny a débuté. Deux mois suffiront à mettre à nu cette portion de 10 km.

Moins d'une minute pour faire tomber au sol un érable. Le même temps sans doute pour perdre la vie dans un accident de la circulation lorsqu'une voiture s'écrase contre un arbre. Qui porte alors la responsabilité: l'arbre ou le conducteur? Faut-il supprimer l'arbre pour sauver le conducteur? Le débat couve depuis longtemps dans les départements. En Saône-et-Loire, le Conseil général «gérant» des routes départementales a tranché pour la route RD981 de 10 km reliant le rond-point de la Côte Chalonnaise à Mercurey à Chagny.
Cinq personnes y ont laissé leur vie en dix ans faisant des 620 érables qui bordent cette ligne droite bosselée les «coupables potentiels». L'état de la route jugée«déplorable et puis une majorité d'arbres sont malades» avait alors expliqué en Juillet 2001, Yves de Bon, directeur adjoint des routes et infrastructures au Conseil général, ont eu raison de la Commission des Sites qui avait un temps refusé le projet. L'abattage des essences a donc débuté il y a une semaine juste avant Fontaines en direction de Chagny et une centaine d'érables sont déjà partis en sciure, prêts à être utilisés en bois de chauffage ou finir en parquet. L'entreprise Ricol, chargée du travail, ayant négocié de conserver le bois. La circulation quant à elle alternée, grâce à des feux tricolores s'effectue sur une seule voie. «Le chantier est prévu pour deux mois mais les deux entreprises qui travaillent sur le site, Ricol et Cortambert T.P travaillent vite, quelque 4 kilomètres ont déjà été réalisés» commente M. De Bon, rappelant qu'une étude de replantation d'arbres est programmée mais il faudra attendre trois ans pour que cette route change définitivement de visage. Quelques entailles de la tronçonneuse suffisent avant qu'une pelleteuse, avec une grosse pince, ne pousse l'arbre qui tombe au sol. Un coupe-souche qui gratte en quelques secondes jusqu'à 20 cm en-dessous de la route permet alors de retirer totalement la souche. Pendant ce temps, un autre paysagiste élague, dans un champ, les arbres au sol et la dernière machine broie, à l'arrière, les branchages. Le travail se fait à la chaîne, rapidement et proprement. «C'est toujours dommage de voir tomber ces essences, je suis paysagiste de métier, j'élague et je protége les arbres habituellement mais il faut reconnaître qu'une bonne partie est mal en point» se console Yannick, l'un des neuf employés sur place.
Enfin -le Conseil général a prévenu les familles- les couronnes de fleurs encerclant les érables et rappelant que des automobilistes ont perdu la vie disparaîtront à jamais. Comme, chacun l'espère, le danger de cette route... à défaut de son charme végétal.
Emmanuelle Bouland
(Photos Jean-Paul Gollin)